Parrain

Daniel KAWKA

propos extraits de la conférence de presse du 25/09/2015

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Question dans la salle: « Daniel tout à l’heure à la réunion de préparation tu as parlé de ce festival comme pouvant lutter contre l’obscurantisme. Est-ce que tu pourrais détailler ce point? »

Réponse de Daniel Kawka (écouter) « L’obscurantisme évidemment au sens large du terme. C’est à dire que quand il y a une période de mutation de civilisation, je ne dirai pas de crise, mais de mutation de civilisation, il y a des replis, il y a des peurs, il y a des refus, il y a des refus de l’autre. On assiste au quotidien à cela et là commence l’obscurantisme. Quand on commence à considérer qu’il y a des différences fondamentales entre soi et l’autre il n’y a plus de communication possible, et là naissent les conflits et l’incompréhension entre les hommes. Et quand je disais que c’est une manière de lutter contre l’obscurantisme, ça c’est une forme d’obscurantisme. Une autre, aussi, c’est la culture de masse, qui consiste à penser qu’on a tous le même degré de sensibilité, et le degré le plus bas possible. Et donc, on va vers une consommation artistique de masse, c’est à dire qui nous éloigne de tous les fondamentaux que sont le rêve, l’émotion, le partage, le plaisir, l’expression profonde. Et quand je dis que c’est une manière de lutter contre l’obscurantisme, c’est aussi une manière de dire cette excellence pour tous, que rappelait monsieur le maire, Marc [Petit], cette excellence pour tous, et bien, vivons là, faisons la partager, parce que on ne peut pas nous faire croire que la majorité peut se contenter de manger une nourriture de basse consommation, de la nourriture vile, ou de consommer un art de premier degré. C’est une manière d’élever la conscience collective. Et tout ce qui participe de cette élévation de la conscience collective, et bien c’est une lutte contre, c’est un recul de l’individualisme que j’appelais l’obscurantisme.»